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 Avenir Montagne 5

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.yannIDAE
0isillon curieux
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MessageSujet: Avenir Montagne 5   Mer 18 Juin - 4:35

Pour ceux d'entre vous qui viennent en vacances dans les Alpes, voici quelques infos qui peuvent vous intéresser...


Bonjour,
Nous nous excusons pour le retard. Cette feuille d’info était annoncée pour la fin 2013, mais nous croulons sous le travail. Voici enfin les toutes les nouvelles concernant la situation environnementale dans les Alpes du sud…
…N’hésitez pas à la transférer à vos contacts !

HAUTES-ALPES ET TERRITOIRES LIMITROPHES

AGENDA
(Pour plus de détails, cliquez sur la page agenda de notre site web ou sur les liens indiqués)

- 18 juin à Saint Léger les mélèzes : observation des insectes nocturnes et dégustation de vin, à 19 h 30 (http://lajuncha.wordpress.com)
- 18 juin à Sigoyer : réunion pour la création d’un collectif contre les nuisances sonores dues aux hélicoptères de Tallard, à 20 h 30 à la salle des 2 Céüses (lamercierat[at]orange.fr)
- 19 juin à Gardanne (13) : rassemblement de protestation contre la centrale, dans le cadre de la conférence internationale sur la biomasse forestière, à 10 h 45 devant l'Ecomusée de la forêt (Chemin de Roman) (contact : 06 75 13 31 31 et http://sosforetdusud.wordpress.com)
- 19 juin à Gap : conseil d’administration de la Société Alpine de Protection de la Nature (ouvert à tous), à 18 h (www.sapn05.org)
- 21 juin à Molines en Champsaur : sortie nature « observation des chamois », avec un agent de l’Office National des Forêts (www.gsa05.fr)
- 21 juin à Gap : sortie nature « écologie des champs de céréales », avec un écologue (www.gsa05.fr)
- 21 juin à Saint-Léger-Les-Mélèzes : nettoyage des pistes, rendez-vous au parking des commerces à 9 h (http://mountain-days.org)
- 21 et 22 juin à Forcalquier : chantier participatif : restauration de murs en pierres sèches dans les jardins partagés de l’Ubac, à 9 h (www.alpes-de-lumiere.org)
- 22 juin à Sigottier : sortie annuelle de la Société Alpine de Protection de la Nature (randonnée et pique-nique), à 8 h 30 au parking d’escalade (www.sapn05.org)
- 22 juin à Val d’Allos (04) : nettoyage des pistes, à 8 h 30 (http://mountain-days.org)
- 24 juin à l’Argentière la Bessée : réunion publique sur les lignes THT et l’enquête publique qui se déroule jusqu’au 10 juillet, à 20 h au foyer rural (www.avenirhautedurance.com)
- 25 juin à Théus (mont Colombis) : sortie de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, rendez-vous à 8 h au parking Hyper U (http://paca.lpo.fr)
- 26 juin à Châteauroux-les-Alpes : soirée-débat sur la coopérative ENERCOOP (électricité « verte »), salle du conseil à 20 h (sortirdunucleaire05[at]gmail.com)
- Du 27 au 29 juin, de Rabou au Noyer : sortie nature « sur les traces des botanistes du 18ème siècle ; Dominique Villars et Dominique Chaix », début à 13 h 30 le vendredi (http://www.expeditionvillars.cbn-alpin.fr)
- 28 juin à Puy-Saint-André : sortie nature « découverte de la réserve naturelle des Partias », avec des membres de la LPO (www.gsa05.fr)
- 28 et 29 juin à Aix-en-Provence : salon du vélo à assistance électrique (stands, jeux, conférences), de 10 h à 19 h au parc Jourdan, 5 euros (www.e-cyclette.fr)
- 2 juillet à Verclause (26) : « prospection loutre », par le groupe gapençais de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, rendez-vous à 9 h au parking des Eyssagnières (Gap) (http://paca.lpo.fr)
- 3 juillet à Villar D’arêne : ramassage des déchets, rendez-vous place du village à 13 h 30 (www.mountain-riders.org)
- 5 juillet (où ?) : sortie nature « les lacs d’altitude », avec un garde du parc national des Écrins (www.gsa05.fr)
- 10 juillet à Aspres-sur-Buëch : sortie nature « découverte de la faune et la flore au fil du Buëch », le matin (www.smigiba.fr)
- 14 juillet à Abriès : Fête de la Fleur ; « animations autour de la nature et de l'écologie » (www.abries-queyras.com)
- 17 juillet à La Roche des Arnauds : sortie nature « papillons et libellules du marais de Manteyer », le matin (www.smigiba.fr)
- 24 juillet à Saint-Genis : sortie nature « le patrimoine naturel des gorges du Riou », le matin (www.smigiba.fr)
- 29 juillet à Lazer : conférence/ diaporama sur le crapaud sonneur à ventre jaune, par Michel Phisel (Centre de Soins Faune sauvage), salle des fêtes à 18 h 30, gratuit (www.smigiba.fr)
- 3 août : sortie nature « le lac de Siguret », avec un agent de l’Office National des Forêts et un de Natura 2000 (www.gsa05.fr)
- 20 août à Saint-Vincent-Les-Forts : action de « ramassage pédagogique », sur la plage de 9 h à 17 h (www.mountain-riders.org)
- 28 août à Serres : soirée thématique sur les chauves-souris, diaporama et sortie nocturne (www.smigiba.fr)
- 4 septembre à Sisteron : soirée thématique sur les chauves-souris, diaporama et sortie nocturne (www.smigiba.fr)
- 6 et 7 septembre à l’Albenc (38) : 18ème foire bio, à l'ouest de Grenoble (www.enisere.asso.fr)
- 7 septembre au col de Vars : sortie de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, rendez-vous à 6 h au parking Décathlon de Gap (http://paca.lpo.fr)
- 13 septembre : sortie nature sur la faune aquatique (poissons et écrevisses) du Buëch, avec un agent de l’ONEMA (www.gsa05.fr)
- 13 et 14 septembre à Embrun (05) : 15ème foire bio, autour du thème de l’alimentation (nouveau site web : http://genepi-foire-bio.org)
- 17 septembre à Mison (04) : sortie de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, rendez-vous à 8 h au parking Hyper U de Gap (http://paca.lpo.fr)
- Du 19 au 21 septembre à Mens (38) : foire bio, autour du thème du bois (www.quellefoire-trieves.fr)
- 20 septembre à La Roche des Arnauds : sortie nature « le marais de Manteyer et ses trésors insoupçonnés », le matin (www.smigiba.fr)
- 27 et 28 septembre en Montagne de Lure (04) : sortie « brame du cerf », par la Ligue pour la Protection des Oiseaux, avec nuit dans un gîte (http://paca.lpo.fr)
- 4 octobre : atelier découverte et sortie sur les fossiles, avec deux naturalistes (www.gsa05.fr)
- 4 et 5 octobre à Montfroc (26) : 31ème foire bio, à l’ouest de Sisteron (http://foirebiomontfroc.wordpress.com)
- 5 octobre à Châteauroux-les-Alpes : sortie « migrateurs » par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (http://paca.lpo.fr)
- 10 octobre à Gap : conférence sur le scénario Négawatt et la transition énergétique, avec un ingénieur énergéticien (www.gsa05.fr)

INFORMATIONS

Centrale de Gardanne : une menace pour nos forêts

Il existe près de Marseille, à Gardanne, une centrale au charbon. Celle-ci n’étant plus aux normes, la multinationale E-on (l’équivalent allemand d’EDF) décide de la convertir et d’en faire une centrale à la biomasse : elle brûlera un peu de déchets agricoles, un peu de charbon, et beaucoup de bois pour produire son électricité. Le bois proviendra de déchetteries, mais pour la majeure partie de coupes forestières.
Petit problème : pour obtenir l’aval des autorités, il faut que la centrale produise un minimum d’énergie. Or, brûler du bois pour produire de l’électricité, c’est énergétiquement nul : 33 % de rendement. La loi l’interdit. E-on menace de fermer le site et de licencier 68 personnes. En pleine période électorale, le gouvernement va alors faire un tour de passe-passe et modifier la loi tout exprès pour le géant allemand : il devient permis, uniquement en PACA et en Bretagne, d’avoir un rendement de moins de 60 %. Tout est beau dans le meilleur des mondes ; E-on verdit sa façade et empoche au passage le pactole : grâce à cette production d’énergie renouvelable, la multinationale touchera 1,4 milliard d’euros de subventions sur 20 ans !
Le préfet donne son accord, et… patatras. Des salopards d’écolos déposent un recours, organisent des manifestations, des réunions publiques, créent des collectifs… bientôt rejoints par de nombreux élus, des communes forestières, et des parcs naturels. La député Karine Berger en parle même à l’assemblée nationale.
Mais qu’est ce qui inquiète tant la populace dans ce projet verdoyant et futuriste ?
Les chiffres, tout d’abord : E-on prévoit de brûler chaque année 850 000 tonnes de bois dont 450 000 issues de forêts. Brûler du bois permet de produire de la chaleur. Convertir cette chaleur en électricité représente un gaspillage lamentable : sur les 400 MW thermiques produits par la centrale, 150 seront transformés en électricité et 250 seront perdus ! Le rendement habituel de ces centrales, grâce à la cogénération (utilisation de la chaleur et de l’électricité) est de 80 %. A Gardanne, il sera de… 33 %.
A titre de comparaison, sachez que les 90 chaufferies au bois des Hautes-Alpes consomment 12 000 tonnes de bois par an. En région PACA, l’objectif est d’atteindre 100 000 tonnes d’ici 2020. Quand on sait que le but des énergies renouvelables est précisément de lutter contre le gaspillage, ce projet apparait comme complètement dément !
E-on touchera 1,4 milliard d’argent public, qui proviendra de nos factures EDF, des impôts locaux, des impôts sur le revenu, et des communes qui payeront E-on pour brûler les déchets. Avec une telle somme, des dizaines de milliers de bâtiments pourraient être isolés, ou équipés de panneaux solaires !
Les dangers sont grands pour l’environnement : on peut craindre une surexploitation des milieux forestiers, pourtant très riches en biodiversité dans les montagnes du sud de la France. Au début, ce bois sera importé du Canada et d’Ukraine (quid de la radioactivité ?), puis progressivement de tout le sud-est de la France (Hautes-Alpes, Alpes de Haute Provence, Cévennes, Bouches du Rhône,…). Nous sommes tous concernés !
Les pollutions, ensuite : atmosphériques bien sûr, avec le rejet dans l’atmosphère, en pleine zone habitée, de particules liées au bois vert (dioxine), au charbon (130 000 tonnes par an tout de même), aux peintures, colles, et vernis qui recouvrent les meubles (78 000 tonnes), sans oublier les rejets des bateaux et des camions, puisque le bois viendra de l’autre bout du monde. L’énergie « verte » de Gardanne produira 5 fois plus de carbone qu’actuellement ! Pollutions sonores, enfin : pour approvisionner la centrale en continu, 11 mois par an, il faudra 700 camions par jour !
Enfin, des inquiétudes d’ordre social et économique ; la centrale a été branchée sous perfusion dans l’espoir de conserver 68 emplois. Or, les besoins en bois de Gardanne feront monter les prix et mettront en péril les autres acteurs locaux, comme la papeterie de Tarascon, où 275 emplois seront menacés en cas de délocalisation. Nos filières bois et chaufferies locales sont directement menacées par cette concurrence. Quant aux emplois créés pour couper les forêts, gageons que ce seront des salariés occasionnels venus des pays de l’est !
Pour terminer, comme un malheur n’arrive jamais seul, sachez qu’une autre centrale équivalente, mais plus petite, est prévue à Brignoles (Var), et que la même chose se déroule en ce moment même en Pologne, en Roumanie… Décidément, les forêts du monde ont bien des soucis à se faire.
Une requête devant le Tribunal Administratif a été déposée. Pour participer aux frais d’avocats et obtenir des tas d’autres informations, consultez le site : http://sosforetdusud.wordpress.com
Et signez la pétition ! http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/s%C3%A9gol%C3%A8ne-royal-nous-vous-demandons-de-retirer-l-autorisation-d-exploitation-donn%C3%A9e-%C3%A0-e-on-pour-le-projet-n%C3%A9faste-et-dispendieux-de-centrale-%C3%A0-biomasse-de-gardanne-bouches-du-rh%C3%B4ne

Lignes électriques entre Gap et Briançon
Fin 2013, l’association Avenir Haute Durance a dévoilé une enquête sur l’enfouissement des lignes, réalisée par un expert européen : Daniel Depris. Il en ressort d’une part que l’enfouissement de la THT est tout à fait réalisable techniquement, mais surtout qu’il coûte à peine plus cher que l’aérien (1,20 fois plus cher). Un surcoût à l’investissement, mais qui s’avère moins cher au bout de quelques années, surtout en territoire de montagnes où les réseaux sont soumis à de forts aléas climatiques et géologiques (gel, neige, tempêtes, glissements de terrains, chutes de rocs, arbres à élaguer, etc).
Les lignes à Très Haute Tension ont d’ailleurs été enfouies en Savoie, dans le Var, dans les Pyrénées et en Bretagne. Dans les dix ans à venir, en PACA, 100 kms de nouvelles lignes 225 000 volts aériennes sont prévues dont 90 kms en Haute-Durance. C’est dire si cette technologie est désormais de moins en moins utilisée. Cela montre que les Hautes-Alpes seront l'un des derniers départements à devoir la subir pendant les 80 prochaines années !
Aussi, l’association Avenir Haute Durance continue à organiser des réunions publiques, des manifestations (120 personnes aux Assises du tourisme de Gap, un jeudi matin à 9 h !), à s’entretenir avec les officiels (maires, députés, sénateur, préfet de région, etc ). Elle a obtenu un rendez-vous fin juillet avec le ministère de l’Écologie, qui doit signer (ou pas !) la Déclaration d’Utilité Publique qui permettra de lancer les travaux. Si cette « D.U.P. » devait être signée, l’association est prête à aller en justice pour la faire annuler.
A noter qu’une enquête publique a actuellement lieu pour une partie du projet (les lignes situées entre Embrun et Briançon). Consultez vite le site d’A.H.D. pour envoyer un courrier aux commissaires enquêteurs :
www.avenirhautedurance.com

Décharge de Sorbiers
L’un des plus grands centres d’enfouissement de déchets du département 05 se trouve à Sorbiers, dans le rosanais. Depuis l'ouverture de la décharge en 1998, de nombreux dysfonctionnements se sont produits, chaque fois qualifiés de minimes par les autorités de surveillance.
En 2010, des habitants constatent des problèmes liés à un possible non-respect des règlementations : la présence d’eau dans un casier de poubelles (Sorbiers 1), fermé depuis 2004. Le puits de contrôle de ce casier a été contrôlé périodiquement et le niveau des jus de poubelles se trouve chaque fois plusieurs mètres au-dessus de la hauteur réglementaire, soit 30 centimètres. Par exemple en 2002, un contrôle par l’inspecteur des installations classées fait état de 5 mètres de jus, et en 2003 de 9 mètres.
En 2010, les habitants disent constater 9 mètres de jus, comme en 2003, et des écoulements sur les digues.
En bons citoyens, ils alertent les autorités, et prennent des photos. Devant le manque de réaction de l’administration, ils déposent plainte pour pollution, en 2011, via l’Association de Protection de la Nature et de l’Environnement du Rosanais (APNER).
Février 2012, coup de théâtre : le tribunal rejette la plainte car il estime que l’association « n’a pas intérêt à agir ». Le président du SMICTOM se retourne contre eux : les deux responsables sont placés sous contrôle judiciaire, et condamnés pour dénonciation calomnieuse et violation de domicile en mai 2013 !!
Des « lanceurs d’alerte » attaqués en justice pour avoir voulu protéger les populations, voilà qui parait invraisemblable, mais qui est de plus en plus fréquent dans ce pays.
En attendant, en mai 2013, plus de 80 animaux empoisonnés, dont des espèces rares et protégées, ont été retrouvés morts autour du site. Une plainte a été déposée.
Le 8 juillet 2013 des jus de poubelles se sont écoulés dans la rivière voisine, l’Eygues, et dix communes de la Drôme ont interdit la baignade, alors que le tourisme battait son plein.
Le 4 août 2013, un incendie s’est déclaré dans la décharge, quatre véhicules de pompiers ont dû se rendre sur place.
L’appel du procès des deux membres de l’APNER a eu lieu à Grenoble en avril 2014. Le jugement sera bientôt connu.
Vous pouvez soutenir l’association et obtenir plus d’infos en consultant le site : http://apner.free.fr

Piste forestière de Sigottier : victoire !
L’énorme piste (14 kms plus 6 par la suite) qui devait être créée dans un lieu préservé de l’ouest du département a finalement été abandonnée, grâce à la mobilisation des citoyens (« collectif pas d’autoroute forestière à Sigottier »), des associations environnementales, des naturalistes, des chasseurs,…, et suite aux dernières élections municipales.
Le nouveau conseil municipal de Sigottier a pris une délibération annulant le projet, suivi dans sa décision par la commune de l’Épine. Sur le fond le projet ne tenait pas, pour deux raisons essentielles :
1) la présence importante d'espèces protégées nécessitait une demande de destruction d’espèces protégées qui n’avait pas été rédigée.
2) un propriétaire s'opposait au passage de la piste sur ses parcelles.
Une plainte européenne (juin 2013) et un recours devant le Tribunal Administratif (septembre 2013) avaient été déposés par la SAPN.
Bravo à tous ceux qui se sont bougés (pétitions, lettres, réunions…) !
Toutes les infos sur : http://collectif-dfci-sigottier.blogspot.fr

Le Lauzet Ubaye
Le procès en appel du camping du Bouas, cette verrue de baraquements non-intégrés à l’environnement et battis dans une zone ultra-protégée, se tiendra dans les jours qui viennent.
Michel Lanfranqui, le maire responsable de ce gâchis, a été chassé par les habitants lors des dernières élections municipales ; aucun conseiller municipal de sa liste n’a été élu alors qu’il était maire depuis 40 ans ! Il perd du coup la présidence de la communauté de commune de la vallée de l’Ubaye. Il faut dire que le village était devenu l’un des plus endettés de France, avec 23 000 € de dettes par habitant, et que la mairie avait été condamnée trois fois pour des questions d’urbanisme, en quelques années.
Gageons que la nouvelle équipe saura se montrer plus ouverte à la discussion,… et plus respectueuses des lois françaises.

Mais que fait la police ?
Voici une construction repérée dans la région et qui enfreint à priori des lois françaises en matière d’urbanisme. Pourquoi l’état n’est-il pas intervenu ?
- Un chalet/maison sur les hauteurs de Gap (vers Corréo), avec vue plongeante sur la ville, situé à plus de 100 mètres de toute autre habitation.

Les riverains ont eu beaucoup de mal à motiver les administrations concernées pour des travaux illégaux réalisés à priori sans autorisation :
- Sur la commune de Savines-le-lac, d’importants remblais et terrassements, situés dans un « espace remarquable » au bord du lac de Serre-Ponçon.

Quelques réflexions sur le loup
En novembre dernier un troupeau de 1000 brebis est attaqué sur la commune de Prunières (05) : près de 100 bêtes sont tuées. Aussitôt le préfet prend un arrêté autorisant l’abattage d’un loup, en sachant pertinemment que son arrêté est illégal puisque les conditions ne sont pas réunies : le troupeau ne bénéficie d’aucun moyen de protection, et ce dommage est « exceptionnel et non récurrent ». Pour cette raison, plusieurs associations (ASPAS, LPO-PACA, Férus) l’attaquent en justice, font suspendre l’arrêté et condamner la préfecture. C’était cousu de fil blanc et l’affaire aurait dû en rester là.
Mais entre-temps, les esprits s’échauffent, les tensions s’exacerbent ; des éleveurs manifestent à Gap, dégradent la vitrine de la Société Alpine de Protection de la Nature, et dans la foulée, le conseil général rompt un accord qui le liait avec la LPO pour la gestion d’un refuge pour oiseaux (pour des élus de la république, bravo, bel exemple de démocratie ; Poutine applaudirait des deux mains !).
Alors sans véritablement entrer dans la « polémique », voici quelques éléments « objectifs » de réflexion sur le loup :
- Il y a en France environ 300 loups, répartis entre les Pyrénées orientales et les Vosges. Ils sont présents dans les Alpes depuis au moins 20 ans, pourtant, les « trois quarts » des troupeaux ne sont toujours pas protégés (au mieux par des clôtures électrifiées d’un mètre de haut). Certains troupeaux comptent des centaines d'animaux. Dans la vallée de l’Ubaye, on dénombre environ 8 000 habitants (humains) pour... 80 000 moutons.
Ne conviendrait-il pas tout d'abord de protéger convenablement TOUS les troupeaux ?
- Nous voyons des chiens errants toutes les semaines autour de chez nous. Les chiens divagants (c’est le terme exact) tuent nettement plus de moutons que les loups. Les chiffres varient selon les sources, mais les attaques dues aux chiens vont de 0,18 % à 5 % des effectifs existants. D’après le magazine Le chasseur français de septembre 2001, près de 100 000 animaux seraient ainsi décimés chaque année.
A-t-on déjà entendu quelqu’un réclamer l’extermination des chiens ?
- La viande ovine consommée en France n'est qu'à 50 % d'origine française. Une grande partie est importée de Nouvelle-Zélande et d’Australie, à précisément… 20 000 kms de chez nous, alors que nos propres agriculteurs n’arrivent pas à s’en sortir.
Si on tuait tous nos loups du jour au lendemain, d’un claquement de doigts, les éleveurs sortiraient-ils la tête de l’eau ? Qu’est ce qui fait couler la filière ovine, les canis lupus, les écolos, ou les importations en masse de mouton ?
Plutôt que de s’en prendre à une espèce sauvage symbolique, ne faudrait-il pas critiquer la mondialisation, la baisse des cours due à une concurrence déloyale, la réduction du nombre d’exploitations agricoles et la concentration des élevages ?
Tant qu’on importera de la viande et de la laine de l’autre bout du monde, à bas prix mais à fort coût écologique, saloper la vitrine de la SAPN ne servira à rien. S’unir aux écolos pour défendre les produits locaux et consommer différemment, voilà qui serait sûrement plus positif pour tout le monde.
- Depuis quelques temps des politiciens demandent le retrait du canidé de la liste des espèces protégées. Pourtant, la France ne doit-elle pas contribuer comme les autres pays à la conservation de l’espèce à l’échelle de l’Europe ?
Si 300 individus d’une même espèce répartis sur en gros 200 000 kilomètres carrés ne sont pas « en danger », alors quelle espèce le sera ?
- On entend également certaines voix extrémistes réclamer leur éradication pure et simple ; si nous montrons notre incapacité à vivre avec les loups (les lynx, les ours), alors il n'existe aucune excuse pour protéger les lions, les tigres, les léopards, les requins, les hippopotames, les éléphants, les baleines, les vipères, les moustiques, les abeilles, les puces,..., car toutes les espèces animales représentent soit un danger, soit une concurrence potentielle pour l’homme.
Au-delà de la défense du loup, il s'agit ici d'un véritable choix de civilisation.
Informations sur le sujet : http://www.cap-loup.fr

NATIONAL ET INTERNATIONAL


Stop au massacre de chiens et chats en Guadeloupe
Pas trop le temps de parler de l’actualité nationale cette fois-ci, néanmoins, nous vous demandons un petit coup de main pour aider une association qui se bat pour améliorer les conditions de vies déplorables des animaux de Guadeloupe :
« La Guadeloupe choisit le massacre des chiens et des chats à grande échelle, comme cela se fait en Roumanie : les élus et responsables de l’état préfèrent gaspiller l’argent public en finançant les fourrières privées, plutôt que de mettre en place une campagne de sensibilisation et de stérilisation. Il nait encore 500 chiots par jour en Guadeloupe et les fourrières en tuent environ 3000 par année pour près de 900 000 euros. De quoi stériliser plus de 6000 chiennes ! »
De nombreuses associations nationales lancent une pétition pour alerter la préfète de ce département :
Retrouvez toutes les infos sur le site : http://www.guadeloupe-animaux.org, et signez la pétition ici (déjà 8000 signataires) : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Madame_la_Prefete_Steriliser_les_chiennes_et_les_chattes/

Notre contact :
Association IDAE
Le bourget
05230 Chorges
Site web : www.animaux-nature.info
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Voir le profil de l'utilisateur http://www.animaux-nature.info
 

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